"Projet de loi Bioéthique : s’informer et se former."

 

 



 

Le Projet de loi relatif à la bioéthique

Le texte intégral.

 


 

Compte rendu du Conseil des ministres du 24 juillet 2019 : 

Lien vers le compte rendu..

 


 

La Conférence d’évêques de France du 16 septembre 2019 au Collège des Bernardins :

À l’occasion du projet de loi relatif à la bioéthique, la Conférence des évêques de France a livré ses positions lors d’un événement au Collège des Bernardins. 

Cet événement s'est fait en présence de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, responsable du groupe de travail sur la bioéthique, de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF, et de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris. 

Voir ou revoir l'événement...

 


 

Dossier bioéthique de l’Église catholique à Paris

Accéder au dossier..

 


 

Sylviane AGACINSKI, « L’homme désincarné, du corps charnel au corps fabriqué », Tracts Gallimard n.7, juin 2019.

Site Gallimard.

 


 

Bioéthique : Questions et réponses de l’évêque de Nanterre.

1. Pourquoi le projet de loi actuel est-il inquiétant ?

Parce que, comme l’ont déclaré unanimement tous les évêques de France, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules « institutionnaliserait d’emblée l’absence de père ». Certes, beaucoup d’enfants grandissent déjà en l’absence de père ou avec un père défaillant mais le drame de la « PMA pour toutes » serait de créer délibérément ce traumatisme et de supprimer a priori toute référence paternelle. D’autres mesures (concernant par exemple la recherche sur l’embryon ou le diagnostic prénatal) sont également gravement contraires au principe de dignité, fondateur pour notre vie en société.

2. L’Eglise est-elle dans son rôle en se mêlant ainsi de politique ?

La mission essentielle de l’Eglise est de vivre et d’annoncer l’Evangile. Mais, dans cette lumière, elle est aussi appelée à témoigner en faveur de la dignité de toute personne humaine et de la véritable fraternité. L’engagement de l’Eglise dans la cité est à la fois éthique et social : alors que la médecine d’urgence et de proximité est en crise, alors que les plus pauvres sont souvent privés de certains soins, donner la priorité financière aux transgressions éthiques est encore plus choquant.

3. L’Eglise catholique est-elle la seule à s’opposer au projet de loi ?

L’ensemble des confessions religieuses a eu l’occasion d’exprimer de profondes réticences. La philosophe du féminisme, Sylviane Agacinski, ou le sociologue de mai 68, Jean-Pierre Le Goff, parmi d’autres intellectuels reconnus, ont manifesté leurs oppositions. L’Académie de Médecine elle-même a émis de fortes réserves. Croyants et non croyants se rencontrent donc pour estimer ce projet gravement défaillant.

4. Comment réagir à ce projet en chrétiens ?

Il faut d’abord que chacun prenne le temps de réfléchir sérieusement (beaucoup de documents sont disponibles sur le site eglise.catholique.fr). Il est ensuite important de se manifester d’une manière ou d’une autre (manifestation publique, lettres aux élus, prise de parole autour de soi…). Il est enfin décisif d’unir, sur ce sujet comme sur tous les autres, détermination courageuse et bienveillance paisible.

5. L’Eglise ne sait-elle que dire « non » au progrès ?

La position de l’Eglise est toujours et fondamentalement un grand « oui » à la vie et parfois, quand il le faut, un « non » à ce qui la défigure. L’Eglise comprend et veut accompagner la souffrance des couples en attente d’enfants. Elle accueillera toujours tous les enfants, quelle que soit la manière dont ils ont été conçus. Mais le progrès n’est pas la fuite en avant sans discernement suffisant dans tout ce que permettent les nouvelles technologies. Le véritable progrès c’est le respect de la dignité de toute personne humaine, c’est l’écologie intégrale : le respect et le développement de la vie si belle et si fragile qui nous est confiée.

Nanterre le 23.09.19

Matthieu Rougé

 



 

PROJET DE PMA NON THÉRAPEUTIQUE : QUELS ENJEUX ?

Alors qu’une Loi est en discussion au Parlement pour étendre la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, ce qui suscite des questions éthiques complexes, l’EAP a souhaité organiser une réunion d’information. C’est Aude Mirkovic, juriste, Maître de conférences en droit privé et Porte-parole de l’association « Juristes pour l’enfance », Auteure de « La PMA : quels enjeux ? » (Artège 2018) qui est venue présenter de manière précise les contenus de la Loi et ses enjeux. La conférence a eu lieu à Ste Mathilde le 24 janvier dernier.

Le projet de loi sur la PMA, adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale, est maintenant en cours d’examen au Sénat. Il convient d’expliquer la signification de ce projet afin de contribuer à une prise de conscience et que chacun puisse se faire une opinion en connaissance de cause.

Aujourd’hui, la PMA s’inscrit dans un cadre thérapeutique pour permettre à un couple de concevoir un enfant, le but étant d’éviter la transmission d’une maladie grave ou de remédier à l’infertilité du couple. Elle ne concerne donc que les couples composés d’un homme et d’une femme, vivants et en âge de procréer. Elle se réalise avec ou sans donneur.

Le projet vise la légalisation de l’insémination de femmes célibataires et en couple de femmes, qui ne souffrent pas d’infertilité pathologique mais souhaitent réaliser un projet d’enfant qui n’inclut aucun homme. Une telle PMA sans père génèrerait de nombreuses difficultés mais en réalité elle est l’arbre qui cache la forêt d’un projet plus vaste : la suppression de la condition d’infertilité signifie la PMA non seulement pour toutes mais pour tous, y compris les couples homme/femme fertiles (mais qui veulent choisir les caractéristiques de leur enfant). Ces derniers sont les plus nombreux et cible réelle du business de la procréation que les promoteurs du projet veulent développer en France. Le Sénat a provisoirement rétabli la condition d’infertilité pour les couples homme/femme mais l’objectif réel est bien « la procréation sans sexe pour tous », comme l’annonce clairement le député Jean-Louis Touraine dans son rapport parlementaire.

Le schéma de la conférence est le suivant : 

1. Conséquences pour l’enfant : A part d’un père, je ne manque de rien... 

2. Conséquences pour la société 

o Retour des enfants privés d’action en recherche de paternité.

o PMA généralisée

o Eugénisme banalisé

o Abandon du principe de non-marchandisation du corps

o Conséquence sur la filiation

o Augmentation des dépenses de l’assurance maladie

o Transition vers la Gestation pour Autrui (GPA). 

Conclusion. Il est certain que les gens prennent, en matière de procréation, des décisions qui sont plus ou moins heureuses et relèvent de leur vie privée. Cependant, dès lors que la loi est sollicitée, les choix ne relèvent plus de la vie privée des intéressés mais de la responsabilité du législateur qui est de prendre en considération les droits de tous comme l’intérêt général, le bien commun. 

Il en va de même de nous : les choix d’autrui ne nous regardent pas mais, si une loi est envisagée, en tant que citoyens de la république française nous sommes concernés car la loi est l’affaire de tous. Chacun a même la responsabilité d’agir pour que la loi soit juste. À nous, à vous de jouer ! 

 

Vous souhaitez contribuer à une prise de conscience des enjeux liés à l’extension de la PMA ? 

✓ Consultez le livret ci-contre PMA-GPA en ligne : www.pmagpa.fr

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✓ Écrivez à votre député et votre sénateur ! 

Si vous souhaitez être informé des actions de l’association Juristes pour l’enfance, écrivez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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