Rejoignez-nous :       |  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Découvrir la paroisse de Puteaux Demander en ligne un mariage ou un baptême
 

 Nouvelle vie de paroissiens:
témoignages de confinés... et de "dé-confinés"


Durant tout le confinement, nous avons partagé avec vous des photos, vidéos et témoignages de paroissiens confinés. Nous vous proposons désormais de réfléchir ensemble à "l'après" que nous vivons : réinventons notre paroisse ! Vous retrouverez également des premiers témoignages dans le magazine La Source du mois de juin.

Partagez avec vous vos réflexions et propositions, par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.u directement grâce à notre questionnaire en ligne - vos réponses sont attendues avant le 1er septembre !

 

  


Photos de confinés


Spécial Catéchumènes | Pâques et Rameaux

Vos vidéos | Vos photos | Vos témoignages

  


Le monde "d'après"


Le crise du Coronavirus nous interpelle.
Mais que faire dans le monde d’après ?

Le Covid 19 interpelle nos sociétés, leur mode d’organisation. Nous sommes amenés à réfléchir, à avoir un avis et à agir, chacun avec nos propres moyens, sur les grands enjeux qui émanent de la crise. Je m’efforce à travers ce texte de synthétiser et partager mes réflexions, de citoyen et de chef d’entreprise, qui je l’espère contribueront à en interpeller d’autres et ainsi à nous faire avancer dans le monde d’après :

La mondialisation apparaît, d’un premier abord, comme la grande perdante, la grande responsable de cette crise, accélérant la propagation du virus en quelques semaines dans toutes les régions du monde.

Mais faut-il remettre en cause totalement ces coopérations internationales et les échanges multilatéraux, qui ont permis pendant des décennies le développement de pays émergents, contribuant ainsi à la baisse de la pauvreté, des épidémies et des famines dans le monde ? Si un rejet en bloc ne semble pas raisonnable, la crise a révélé plusieurs mouvements qui nous obligent à revoir le « tout libéralisme » qui s’est accéléré après la seconde guerre mondiale puis après l’ère Reagan – Thatcher.

  • la crise a révélé l’interdépendance de nos économies, et l’affaire des masques, a pu mettre en lumière, de façon caricaturale mais bien réelle, cette dépendance et perte de souveraineté vis-à-vis de la Chine ou de pays émergents, élargissant le débat sur d’autres marchés stratégiques comme les matières premières pour l’industrie pharmaceutique (e.g. pénicilline …), les métaux précieux (pour l’électronique), la confidentialité des télécommunications publiques (déploiement des équipements Telecom Huawei),
  • la chute du mur de Berlin, et la montée en puissance de la Chine ont déstabilisés les équilibres géopolitiques issus des 2 blocs occidentaux et soviétiques. Ils complexifient les relations internationales, elles-mêmes remises en cause par la montée du populisme dans de nombreux pays occidentaux, non seulement aux USA et en Europe (dont la mondialisation et les délocalisations ne sont d’ailleurs pas sans responsabilité), mais également en Russie, où la popularité de Poutine est sans doute nourrie par le besoin de préserver une fierté nationale pour préserver l’influence passée du bloc soviétique.
  • une menace de plus en plus forte pèse donc sur nos démocraties, en compétition et confrontées à des régimes plus directifs ou dictatoriaux, et dont l’influence internationale est renforcée par l’efficacité de leurs politiques publiques (en particulier la Chine), quitte à relayer au second plan les libertés individuelles. L’exemple du tracking des données personnelles pour suivre l’épidémie via des smart phone est emblématique de ce sujet. Le sujet n’a posé aucun problème pour lutter contre la crise en Asie (Chine, Singapour…), alors qu’il a fait l’objet de nombreux débats en Europe. Cet exemple est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. La digitalisation de nos économies rend la donnée stratégique, et pose à la fois le problème de leur souveraineté (en particulier vis-à-vis des GAFA) et des libertés individuelles dans les politiques publiques. Quels compromis trouver entre libertés individuelles et les besoins d’efficacité des politiques publiques?

Les tensions sont tous les jours plus fortes sur le terrain économique, mais également géopolitique, dans de nombreuses régions du globe, au moyen orient (en Syrie en particulier) ou en Asie (Taiwan, Philippines…). Comment ne pas se poser la question de la souveraineté nationale et de la relocalisation de produits et services stratégiques, dans des zones stables et maîtrisées, comme en Europe, et de la nécessaire vigilance pour préserver la force de nos démocraties face à des états moins scrupuleux ?

Pour nous citoyens, ou Chrétiens, que faire pour influencer notre monde face à ces grandes évolutions, au-delà des relations internationales, et des politiques publiques et fiscales qui nous paraissent de plus en plus lointaines, et de moins en moins souveraines. Comment participer au delà des débats, au-delà de nos votes citoyens ?

Il me semble qu’une des réponses clés, peut être inédite pour certains, réside dans notre façon d’acheter, de consommer. Notre façon de consommer reflète, à de nombreux égards, nos opinions, et notre façon de vivre. C’est un acte important, dans la mesure où il renforce un écosystème d’entreprises, de collectivités locales et d’états, qui ont contribué à la conception, fabrication et distribution des produits et services que nous achetons.

L’église a une vision très pointue, et précise, mais parfois trop méconnue par les Chrétiens eux même, de la façon dont les organisations, associations peuvent s’organiser pour vivre la foi Chrétienne. Cette vision est détaillée dans la doctrine sociale de l’église et repose sur quelques principes clés, comme par exemple l’action pour le bien commun, le respect de la dignité des personnes, la participation / responsabilité, la solidarité… Il ne s’agit pas ici de détailler ces principes. Mais les organisations, ou entreprises, appliquent plus ou moins, dans leurs vocations et missions, des objectifs économiques, sociaux ou écologiques. Par exemple, Danone, dont le patron, Emmanuel Faber, qui s’affiche comme ouvertement Chrétien, vient d’annoncer que son entreprise allait devenir une entreprise à mission, dans le cadre de la loi pacte, en fixant dans ses statuts un double projet économique et social, avec des objectifs liés à la santé des consommateurs, des ressources de la planète, à l’agriculture régénératrice, et à la gestion de ses employés. De très nombreuses actions concrètes en découlent.

Notre première responsabilité est de nous informer sur ce que nous achetons, sur les entreprises qui produisent et distribuent nos achats, et d’aligner cet acte avec nos convictions. De nombreuses sources sont disponibles, notamment sur internet, et réseaux sociaux. Un exemple : l’application Yuka permet de scanner de nombreux produits alimentaires et de connaître la qualité de leur composition, du nombre d’additifs… N’est ce pas un gage de respect des consommateurs que de leur proposer une composition saine ?

Il ne s’agit pas bien sûr ici de définir les critères d’achats, car chacun s’orientera selon ses sensibilités, mais il me parait important de se poser quelques questions clés qui peuvent influencer notre mode de consommation et que chacun prenne conscience de sa responsabilité lors d’un achat :

  • Dans quel pays est produits mon achat ? d’où proviennent les principaux composants ? quelle est la politique publique de ce pays en matière de libertés individuelles, d’engagement écologique (a-t-il ratifié la COP21 / accord de Paris ?), quelles sont les politiques de santé ou éducative pour tous?
  • Quels sont les engagements, en matière sociale et écologique, des entreprises qui distribuent et fabriquent mes achats ?
  • Favorisent-elles les circuits courts, limitant les transports ? Les produits sont-ils issus d’une économie circulaire, limitant les déchets produits et non recyclables ?
  • Quelle est la proportion de viande, qui a une forte empreinte carbone, dans mon alimentation ? Où est elle produite, industrielle ou on ?
  • Si mes choix s’orientent vers des produits et services plus qualitatifs et souvent plus onéreux, n’y a-t-il pas moyen de consommer moins et d’effectuer des arbitrages vers le fameux « consommer mieux mais moins » ? Bien sûr, il est plus facile de faire ces choix lorsque l’on en a les moyens, mais je pense que cette question peut être posée à tous.
  • Quelle est l’empreinte carbone de mes dépenses ? leur besoin en matière première et déchets non renouvelables, en énergie ? quelle est la proportion de biens de consommation par rapport aux achats culturels et intellectuels qui ont souvent une faible empreinte carbone ?
  • Faut il vivre avec plus de sobriété, se tourner vers l’essentiel, les rapports humains, ma spiritualités.., limitant par là même les besoins en ressources naturelles, ou bien consommer avec discernement pour favoriser l’économie responsable, et ainsi faire vivre des écosystèmes, d’autres familles ?
  • Me faut il un produit neuf ou d’occasion ou recyclé ?
  • Quelle est l’empreinte carbone de mon mode de transport pour aller travailler ?

Ces questions sont complexes, et l’information disponible est parfois difficile à interpréter. Je viens d’acheter un vélo, que je voulais Français. L’information des marques sur leurs sites, ne sont pas toujours transparentes, et de nombreux composants sont étrangers. Après plusieurs heures sur internet (le confinement laisse du temps !), je suis tombé sur une marque, avec une vidéo montrant et détaillant les activités de conception et de fabrication dans les Vosges, approvisionnant ses principaux composants en Europe, valorisant les employés en leur faisant monter les vélos de bout en bout, plutôt qu’en favorisant le travail répétitif à la chaine, et expliquant l’histoire des deux fondateurs, une histoire d’hommes, qui semble authentique, s’étant lancés dans l’aventure par passion des vélos. Mon premier achat post confinement était fait !

Si bien sûr les politiques publiques devront influencer les relocalisations, notamment stratégiques, et la responsabilisation du monde économique vers des comportements plus sociaux et écologiques. La loi Pacte en France, avec en particulier les entreprise à mission, en est un très bel exemple. Dans un contexte ou le multi-latéralisme régresse et que les tensions liées à la guerre économique s’exacerbe, entre blocs Chinois, Etats Unis et Russie, comment ne pas considérer l’Europe, 2nd puissance économique mondiale, comme un moyen de promouvoir des modèles plus éthiques ?

Mais la prise de conscience individuelle de ces enjeux, peut se faire maintenant, dans le monde « d’après Covid ». En tant que citoyen, consommateur, ou avec nos responsabilités dans nos organisations, comme salariés, indépendants, responsables, ou chefs d’entreprises, nous pouvons influencer le monde, dès maintenant, par nos achats, et nous pouvons soutenir l’Europe, les démocraties qui s’y engagent, et nos entreprises et organisations qui militent pour un monde meilleur. Ensemble, nous pouvons peser sur le monde, par l’achat responsable. Les états, entreprises et citoyens suivront. L’achat est un acte politique et responsable à fort impact. Prenons en conscience !

 Denis Béraud

 

 

Spécial Catéchumènes | Pâques et Rameaux

Vos vidéos | Vos photosVos témoignages

 


SPÉCIAL CATÉCHUMÈNES


"Depuis le début du confinement, l'équipe du catéchuménat s'est créé un groupe WhatsApp pour rester en contact. Le début de cette période a été marqué par les 3 scrutins pour Son-Timothé qui sera bientôt baptisé, puis par la Semaine Sainte, autant d'occasions d'échanges très riches et de partages de prières. Nous rendons grâce pour les liens de fraternité qui se manifestent ainsi entre accompagnateurs, catéchumènes et confirmands !" - Anne-Laure et Laurent

 
« Gardons confiance. N’ayons pas peur.
Jésus est là pour nous avec Marie et nous confient tous au Père Miséricordieux » 

Maria

« Que le Seigneur nous donne les clés pour apprendre à lire les signes des temps en ce moment d’épreuve. Car même si le mal n’est pas voulu par Dieu, l’épreuve est une occasion de conversion du cœur que nous devons saisir. Bon dimanche à tous »

Stéphane

 « Que ce carême et confinement soit l'occasion de revenir à l'essentiel et soit une occasion de conversion. »

Jean-Phililippe

« Ne pas nous voir, mais rester proches par "les yeux du coeur", c'est notre chemin de foi en ces jours-ci. »

Françoise

« Merci beaucoup pour tous ces moments de partage. Que la Paix et la Grâce du Seigneur soit sur vous. Bon dimanche à vous tous. »

incent

« Merci pour cette belle célébration qui nous fait tellement du bien. ??? »

A. 

« Merci pour cette si belle messe en ce dimanche des Rameaux...
Merci de cet "accompagnement" constant de nos prêtres et Médéric, des mots qui jalonnent notre quotidien et qui malgré les circonstances inédites nous donnent joie et espérance. »

France

« Merci pour vous tous,en tant que catéchumène je suis ravie d'être en contact avec vous pendant ce moment de confinement, j'ai représenté mes rameaux en forme de coloriage ?bonne semaine à tous »

Betty

 


SPÉCIAL PÂQUES ET RAMEAUX


Chemin de croix et tableaux des Rameaux et de Pâques
réalisés par des enfants pour la semaine Sainte !


Florilège de photos partagés par les paroissiens pour les fêtes de Pâques

La métaphore du Ferrero Rocher

Florilège de photos partagées pour les Rameaux
merci à tous pour vos contributions !



 VOS VIDÉOS


Messe depuis le Sénégal
ou comment une famille expatriée suit la messe en famille
grâce à la paroisse de Puteaux.



L'aveugle de Siloë
une nouvelle production "Martin Guérin Studios" !


Temps de grâce
sur le toit de la chapelle du Navire à Puteaux.


Chefs d'oeuvre incarnés
par Marguerite, Jeanne et Blanche.


L'annonciation
par Juliette M-G et sa maman.

  

 VOS PHOTOS


"Ci-joint 2 photos de l’école et la crèche à la maison. Très honnêtement, c’est difficile. ... on fait au mieux." - Marie-Élise & Jean-Raphaël L.

 
"Ci-joint une photo de notre coin "Eglise à la maison" !!."
Sophie et Vincent-Bruno L.


"Papa ! C'est la messe du Coronavirus !"
Gaspard F.

  

 VOS TÉMOIGNAGES


Chers tous,

Comme vous proposez des témoignages ou anecdotes familiaux, je vous partage mon quotidien de grand-mère : j’ai rendez-vous chaque jour et à des heures différentes avec grands ou petits-enfants au Québec et dans le Haut-Rhin où on entame vaillamment la 5 e semaine de ce que vous savez...

Avec mes grandes petites-filles nous parlons de la Semaine Sainte en expliquant l’évangile etc, ici c’est l’ainée, Fleur 12 ans qui prépare le chemin de croix pour vendredi et il reste des croix à fabriquer... heureusement tout le monde va s’y mettre et ça occupe bien les journées pendant que les parents télé travaillent...

Aimée 11 ans se demande toujours pourquoi Eve est allée croquer dans la pomme alors que c’était si simple de vivre heureux au jardin d’Eden... Elle m’a un peu coupé l’herbe sous le pied au téléphone d’ailleurs...

Marie 6 ans et Jean 4 se chamaillent un peu mais vu leurs prénoms ça reste très évangélique, du genre Jean arrête de taper sur Marie et Marie laisse Jean tranquille!

Les journées donc finissent par passer vite!

Bien amicalement.

France